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Loire et Allier entre Cher et Nièvre

 

 

Le territoire

La Loire et l’Allier marquent ici la frontière entre le Cher et la Nièvre, mais aussi entre les régions Centre-Val de Loire et Bourgogne – Franche Comté. Le territoire des sites Natura 2000 y occupe plus de 15000 ha et concerne cinquante communes.

À l’amont du Bec d’Allier, la Loire circule entre les levées qui protègent les agglomérations, notamment celle de Nevers. À dominance péri-urbaines, ce secteur n’en garde pas moins des espaces d’une grande valeur patrimoniale.

À l’inverse, le val d’Allier est marqué par une forte présence de l’élevage bovin charolais semi-extensif à extensif. Cette activité permet le maintien de nombreuses prairies ancestrales. Accompagnées de leur cortège de haies, d’arbres isolés et de mares, elles favorisent l’expression d’une diversité faunistique et floristique à la fois riche et variée. L’Allier rejoint ensuite la Loire au niveau du Bec d’Allier. S’il n’a pas donné son nom au fleuve, il le modèle toutefois grandement, tant par ses sédiments qui influencent fortement l’aspect de la Loire, que par le quasi doublement de son débit.

Les crues qui emportent et déposent constamment les bancs de sables et les berges confèrent à la Loire aval un cours qui varie constamment, alternant de grands méandres et leurs bras secondaires, avec des secteurs où de multiples chenaux s’entrecroisent. Bornée d’une ripisylve qui s’est fortement développée depuis la 2nde moitié du XXème siècle, elle serpente dans une mosaïque de milieux qui traduisent les activités agricoles : cultures, prairies et pelouses. Ces dernières, encore en déprise il y a dix ans ont vu depuis peu le retour du pastoralisme qui maintient ainsi la flore et la faune caractéristiques qu’elles abritent.

Les enjeux de préservation

La grande diversité floristique et faunistique du secteur induit des enjeux qui sont directement liés à sa préservation, mais aussi à sa conciliation avec les activités humaines qu’elles soient économiques, touristiques, culturelles, sportives ou de loisirs.

Les habitats d’intérêt communautaire

Façonnés par les crues et les étiages, et en constante évolution, les 12 habitats d’intérêt communautaire recensés sur les sites Natura 2000 s’échelonnent de la végétation temporaire qui s’exprime l’été sur les bancs de sable aux forêts alluviales, en passant par le cortège de prairies, pelouses et milieux humides.

La Pelouse à Corynéphore, un habitat d’intérêt communautaire prioritaire

Végétation des grèves exondées, un habitat temporaire lié aux étiages estivaux

Les forêts alluviales forment un corridor écologique le long de la Loire et de l’Allier (photo : N. Pointecouteau)

Les oiseaux d’intérêt communautaire

46 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire sont recensées aujourd’hui sur les sites Natura 2000. Parmi elles, 16 sont nicheuses et G. Ces espèces se retrouvent dans les différents grands ensembles de milieux naturels où ils trouvent les éléments nécessaires à leur survie, voir même à leur reproduction. Peuvent être citées comme exemple :

  • Sternes naines et pierregarin qui nichent sur les grèves exondées et pêches dans le lit vif ;
  • Cigogne blanche et Pie-grièche écorcheur dans les prairies et le bocage associé ;
  • Aigrette garzette et Bihoreau gris dans les milieux humides ;
  • Milan noir dans la ripisylve ;
  • Œdicnème criard dans les milieux ouverts secs sur sable.

La Sterne pierregarin se reproduit en été sur les grèves exondées

La Cigogne blanche se reproduit sur le val d’Allier (photo : JP. Thévenin)

Les autres espèces d’intérêt communautaire

Comme pour les oiseaux, la diversité de milieux naturels sur les sites Natura 2000 offre une multitude de milieux de vie pour de nombreuses espèces. 29 d’entre elles sont ainsi d’intérêt communautaire. Elles appartiennent à différents groupes comme :

  • Les mammifères avec la Loutre, le Castor et plusieurs chauves-souris ;
  • Les amphibiens avec le Triton crêté ;
  • Les reptiles avec la tortue Cistude d’Europe ;
  • Les insectes comme le Gomphe serpentin ;
  • Les poissons dont des grands migrateurs comme le Saumon ou des espèces plus discrètes comme la Bouvière ;
  • Un invertébré aquatique avec la Mulette épaisse ;
  • Un végétal avec la rare Marsilée à quatre feuilles.

Le Gomphe serpentin, une libellule majoritairement présente sur la Loire (photo : B. Fritsch)

Le Castor d’Europe, une espèce emblématique de la Loire et de l’Allier

Qui peut procéder ?

Toute personne souhaitant s’inscrire dans la démarche Natura 2000 sur les sites de l’axe Loire-Allier doit prendre contact avec l’animateur concerné. Ce dernier effectuera un diagnostic des parcelles et accompagnera le contractant vers la signature du contrat avec la Direction Départementale des Territoires (DDT), service administratif en charge de l’instruction du dossier. Les actions pourront être engagées par le contractant ou déléguées à un tiers dans le respect des cahiers des charges.

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